J'ai pris la sale habitude de marcher sur l'autre trottoir et de faire dégager les autres,
J'ai pensé que je pouvais m'assoir et baiser les temps,
Mais j'vais jamais les rencontrer avant d'être à mi-chemin, en fait,
J'suis à mi-chemin de chez moi et j'suis tout seul,
Je suis à mi-chemin ici et j'en ai rien à foutre,
Je pense me casser après diner,
quand la circulation s'ra fluide, le feu vert.
Et je s'rai bien, j'serai parfait.
J'ai pris l'habitude de penser qu'il suffisait de s'endormir pour rêver,
et que tout me tombera tout cuit dans l'bec,
jusqu'au jour où je me réveillerai avec plus rien à bouffer,
étendu de l'autre coté de la route.
J'suis à mi-chemin de chez moi mais je m'trouve pas,
Je ne suis qu'à mi-chemin ici et j'en ai rien à foutre,
c'est pas le temps de dire ou rester,
J'veux jamais m'allonger.
J'ai pris l'habitude de dire que j'pourrais m'assoir et attendre les temps,
mais, je sais que je les croiserai à mi-chemin.
J'suis à mi-chemin, j'essaye un chez-moi avec le courant.
J'suis qu'à mi-chemin ici-même, c'est sympa comme personne n'en à rien à foutre.
J'ai prévu d'aller par-là vers dîner, manger du pain et boire du vin,
tout c'que j'demande c'est un signe et tout va aller bien.
çà va aller bien.
C'est con, mais on dirait que c'est sans fin de dire qu'on est bien, mais j'en ai rien à foutre.
Jason Mraz, Half-way.
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