Samedi 14 février 2009
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18:39
Fouler L’Allée des Cygnes,essuyer un regard moitié-mort sur le Quai de Javel : l’eau.
Monter Grenelle et toiser :
l’automne.
La pierre, elle, n’a pas bougé d’un pouce :
Parisienne.
Pars ailleurs !
Des tours et des tours et des tours.
Par ailleurs, les courants décèdent sur place, renaissent un peu plus loin.
Puis, tu viens fouler aussi, crever mon coeur de moutard,
avec : des milliers de silences qui recouvrent la berceuse Rive-Droite,
le fracas sur la gauche.
Ils disent, que tu m’emmènes.
Premier lieu, sur le bord des lèvres :
cartographier des allées.
Second lieu, sur les rebords des mondes :
Faire l’inventaire des cygnes.
Le tout m’a bien plu.
Le ciel acquiesce apatride.
J’en ai pris un d’au-delà du pont -qui lui faisait persienne-
comme dernier regard,
pour un dernier regard,
j’ai remis le tout entre tes mains :
Ciel ! La place qu’il y a là !
Il a plu :
nous n’avons plus vu ni Javel ni Grenelle,
seules,
des gouttes-grenailles à emplir l’air de blanc,
mais le ciel était bleu
il n'a plu que des yeux.
Par pandaworks
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Publié dans : divagations
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