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Samedi 14 février 2009
Fouler L’Allée des Cygnes,
essuyer un regard moitié-mort sur le Quai de Javel : l’eau.
Monter Grenelle et toiser :
l’automne.
La pierre, elle, n’a pas bougé d’un pouce :
Parisienne.

Pars ailleurs !
Des tours et des tours et des tours.

Par ailleurs, les courants décèdent sur place, renaissent un peu plus loin.
Puis, tu viens fouler aussi, crever mon coeur de moutard,
avec : des milliers de silences qui recouvrent la berceuse Rive-Droite,
le fracas sur la gauche.
Ils disent, que tu m’emmènes.
Premier lieu, sur le bord des lèvres :
cartographier des allées.
Second lieu, sur les rebords des mondes :
Faire l’inventaire des cygnes.

Le tout m’a bien plu.

Le ciel acquiesce apatride.
J’en ai pris un d’au-delà du pont -qui lui faisait persienne-
comme dernier regard,
pour un dernier regard,
j’ai remis le tout entre tes mains :
Ciel ! La place qu’il y a là !

Il a plu :
nous n’avons plus vu ni Javel ni Grenelle,
seules,
des gouttes-grenailles à emplir l’air de blanc,
mais le ciel était bleu
il n'a plu que des yeux.
Par pandaworks - Publié dans : divagations
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Samedi 14 février 2009
Orféo

Ah! Déjà le miel des roses est pourri!
Vous pouvez venir à sentir ce parfum de maquereaux,
le naufrage inouï d'une mouette divisée par un rayon,
blessée qui laisse faire,
courir ventre à terre: une trille mal faite sur ses ailes.
Par pandaworks - Publié dans : Ecuador (traductions libres)
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Samedi 14 février 2009
La Carême

Maintenant qu'une force étonnante me fait crisser des dents,
 quand un sifflement océanique en trombe est une miette dans mes yeux:
dans mon âme souffle l'écho d'une voix profonde,
des solitudes d'un monde abstrait,
les solitudes à travers de l'espace mélodique, des cieux de solitudes,
je vous pressens.
Par pandaworks - Publié dans : Ecuador (traductions libres)
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Samedi 14 février 2009
Balançoire d'éternité

Je serai meilleur tel
Avec les deux mains diaphanes pour éteindre la lampe dans la nuit,
quand Tu mourras.
Je serai tel meilleur.
Avec la bulle de ta mort dans mes paupières.
Par pandaworks - Publié dans : Ecuador (traductions libres)
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Samedi 14 février 2009
Famille de la nuit

Si j'entre par cette porte, je verrai un visage déjà disparu,
dans un climat d'oiseaux.
Il avancera à ma rencontre en me parlant avec des syllabes de brouillard, dans un pays de terre transparente où
il médite sans lui à mouvoir le temps.
Il occupe son lieu des êtres et des choses sans ordre éternel.


Par pandaworks - Publié dans : Ecuador (traductions libres)
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